La question revient sans cesse : jouer au casino en ligne, est-ce légal en Belgique ? La réponse honnête tient en une nuance. Oui, le casino en ligne est légal — mais uniquement lorsqu'il est proposé par un opérateur titulaire d'une licence A+ de la Commission des jeux de hasard (CJH). Tout le reste — la grande majorité des marques visibles à l'international — relève du marché offshore, non autorisé au sens de la loi belge. Ce guide fait le point pour 2026 : le cadre légal, l'âge minimum, ce que devient le joueur face à un site offshore, et pourquoi nous décrivons cette réalité sans la maquiller.
En bref : légal si licence A+ (CJH) et joueur d'au moins 21 ans. Les sites offshore ne sont pas autorisés, figurent souvent sur la liste noire de la CJH et ne sont pas connectés au registre d'auto-exclusion EPIS.
Le cadre légal : la loi du 7 mai 1999
Le socle du droit belge des jeux d'argent est la loi du 7 mai 1999 sur les jeux de hasard, les paris, les établissements de jeux de hasard et la protection des joueurs. Elle pose un principe simple : les jeux de hasard sont interdits, sauf autorisation expresse via une licence délivrée par la CJH. Le régulateur — la Commission des jeux de hasard, Kansspelcommissie en néerlandais — accorde les licences, surveille le marché et protège les joueurs.
Le texte a été enrichi au fil du temps : arrêtés royaux d'application, puis la loi du 18 février 2024 (âge légal à 21 ans, interdiction des bonus et incitations, entrée en vigueur le 1er septembre 2024) et l'arrêté royal du 27 février 2023 interdisant la publicité pour les jeux d'argent (en vigueur le 1er juillet 2023). Nous détaillons ces deux textes dans notre guide dédié à l'interdiction de la publicité et des bonus.
La licence A+ et le système en cascade
Pour proposer légalement un casino en ligne en Belgique, il faut une licence A+. Cette licence n'existe jamais isolément : elle est rattachée à une licence A, c'est-à-dire à un casino terrestre. C'est le système « en cascade » — la licence en ligne dépend de la licence terrestre correspondante. Comme la Belgique ne compte qu'environ neuf casinos de classe A, le nombre de casinos en ligne réellement autorisés est très restreint.
- A+ Casino en ligne, rattaché à une licence A (casino terrestre).
- F1+ Paris en ligne, rattaché à une licence F1.
- B+ Salle de jeux en ligne, rattaché à une licence B.
Pour le détail complet des classes et de la cascade, voir notre guide licences CJH : A+, F1+, B+ expliquées.
Âge légal : 21 ans depuis 2024
Depuis la loi du 18 février 2024, entrée en vigueur le 1er septembre 2024, l'âge minimum pour jouer au casino et en salle de jeux — en ligne comme en dur — est passé à 21 ans. Auparavant fixé à 18 ans pour ces catégories, ce relèvement vise à mieux protéger les jeunes adultes. C'est un repère à connaître : sur le marché licencié, l'identité et l'âge sont contrôlés, notamment via itsme et le registre EPIS.
EPIS : le registre d'auto-exclusion belge
L'EPIS (Excluded Persons Information System) est le registre national belge d'auto-exclusion, géré par la Commission des jeux de hasard. Attention à ne pas le confondre avec le CRUKS néerlandais : ce sont deux dispositifs distincts, propres à chaque pays. Les opérateurs licenciés en Belgique doivent consulter l'EPIS et refuser l'accès aux personnes exclues.
Le marché licencié applique aussi un plafond de dépôt de 200 € par semaine et par site, croisé avec un contrôle auprès de la Banque nationale de Belgique (BNB check). Ces garde-fous ne s'appliquent pas aux sites offshore.
Les sites offshore : contestés, bloqués, hors EPIS
Les opérateurs comparés sur commeunefeuille.be sont offshore : licenciés à Curaçao, Anjouan ou Malte, sans licence CJH. Ils restent souvent accessibles techniquement depuis la Belgique, mais la CJH les conteste, cherche à les faire bloquer et les inscrit sur sa liste noire. Nous le disons franchement.
- Pas de recours CJH La Commission des jeux de hasard n'a pas compétence sur un opérateur offshore.
- Hors EPIS Aucune connexion au registre belge d'auto-exclusion.
- Pas de plafond belge Ni les 200 €/semaine, ni le BNB check ne s'appliquent.
- Liste noire Beaucoup de ces sites y figurent et sont visés par des mesures de blocage.
Joueur ou opérateur : qui la loi vise-t-elle ?
Le dispositif belge cible d'abord les opérateurs sans licence : c'est eux que la CJH poursuit, bloque et liste. Pour le joueur, le risque principal n'est pas pénal au premier chef mais pratique : perte de tout recours, absence de protection EPIS, disparition des plafonds de sécurité. En clair, jouer offshore, c'est renoncer aux garde-fous belges.
Ce guide est informatif et ne remplace pas un conseil juridique individuel. Pour une question sur votre situation personnelle, adressez-vous à un avocat ou à la Commission des jeux de hasard via gamingcommission.be. Pour l'aspect fiscal, voir notre guide sur la fiscalité des gains de casino.
Questions fréquentes
Le casino en ligne est-il légal en Belgique ?
Oui, mais uniquement pour les opérateurs titulaires d'une licence A+ délivrée par la Commission des jeux de hasard. Cette licence est rattachée à un casino terrestre de classe A ; il n'en existe qu'environ neuf. Les sites offshore ne sont pas autorisés au sens de la loi belge.
Quelle loi encadre le casino en ligne en Belgique ?
La base est la loi du 7 mai 1999 sur les jeux de hasard, les paris, les établissements de jeux de hasard et la protection des joueurs, plusieurs fois modifiée. Elle a été complétée par la loi du 18 février 2024 (âge légal à 21 ans, interdiction des bonus) et par des arrêtés royaux, dont celui du 27 février 2023 sur la publicité.
Quel est l'âge légal pour jouer au casino en ligne en Belgique ?
21 ans. La loi du 18 février 2024, entrée en vigueur le 1er septembre 2024, a relevé l'âge minimum à 21 ans pour les casinos et les salles de jeux, en ligne comme en dur.
Est-il illégal de jouer sur un casino offshore depuis la Belgique ?
La loi vise d'abord les opérateurs non licenciés, que la CJH cherche à faire bloquer et inscrit sur sa liste noire. Le joueur perd surtout ses protections : pas de recours CJH, pas de couverture EPIS, pas de plafond de dépôt. Pour votre situation personnelle, consultez un avocat ou la CJH.
Qu'est-ce que l'EPIS et les casinos offshore y sont-ils connectés ?
L'EPIS est le registre national belge d'auto-exclusion géré par la Commission des jeux de hasard (à ne pas confondre avec le CRUKS néerlandais). Les opérateurs licenciés doivent le consulter. Les sites offshore n'y sont pas connectés : une personne auto-exclue en Belgique peut malgré tout y accéder.
Qui est responsable en cas de jeu illégal : le joueur ou l'opérateur ?
Le dispositif belge cible avant tout les opérateurs sans licence. Le joueur reste exposé à la perte de ses protections et de tout recours. La loi belge autorise uniquement les opérateurs sous licence CJH ; nous décrivons ce cadre honnêtement sans donner de conseil juridique individuel.

